La Chanson Dolympia Natalie Dessay Interview

Hi-ResLivretDistinctions 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik

Plus proche des crooners des années cinquante que du genre classique, Natalie Dessay s’éloigne ici très sérieusement du répertoire lyrique qui avait fait sa gloire. Pour ces standards signés (ou chantés ou joués) par Leonard Bernstein, Frank Sinatra, Thelonious Monk, Duke Ellkington, Bill Evans, Irving Berlin, mais totalement réécrits par Patrice Caratini, Pierre Boussaguet ou Baptiste Trotignon, la soprano change totalement de voix – parfois granuleuse, graveleuse, crooneuse –, de registre, de couleurs, d’émission vocale – vibrato retenu, passagio nettement décalé comme le font les chanteurs de variété –, tout en embrassant le micro de près pour s’approcher non seulement du micro, mais aussi du genre qu’elle aborde. Le parallèle avec Edward Hopper n’est pas vain ici, avec ses images de femmes seules perdues dans la nuit new-yorkaise... Accompagnée à la fois par un ensemble de cordes « classique » et par quelques musiciens de jazz – basse, batterie –, Natalie Dessay risque de dérouter ses fans, mais aussi de dérouter les habitués du répertoire de Broadway et de Las Vegas de l’après-guerre ; autrement dit, n’hésitez pas ! © SM/Qobuz « [...] Natalie Dessay a trouvé une voie très originale méritant l'admiration. Tout d'abord parce que cet album est structuré en disque-concept autour des images iconiques d'Edward Hopper [...] conférant unité au projet. Ensuite parce que les arrangements et compositions de Graciane Finzi sont d'une finesse harmonique et d'une richesse de timbres remarquables que le Paris Mozart Orchestra et la direction de Claire Gibault mettent magistralement en valeur. [...] En outre parce que Natalie Dessay a trouvé la bonne tessiture adaptée à ce répertoire [...], la voix demeurant claire et agile, les intervalles parfois délicats étant interprétés avec naturel et aisance, bénéfice d'une technique sans faille. [...] Cet album est un enchantement constant et, pour singulier qu'il soit, une délectable réussite.» (Classica, février 2017 / Jean-Pierre Jackson)

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Natalie Dessay

Née à Lyon le 19/04/1965

Il y a ceux qui jouent du rock'n'roll. Puis il y a ceux qui SONT rock'n'roll. Indéniablement, Natalie Dessay est de ceux-là. À 41 ans, la cantatrice française a déjà une jolie carrière derrière elle. Et dire que gamine, elle se rêvait danseuse étoile…

Le don d'une voix

Originaire de Lyon, Natalie Dessay est aujourd'hui mondialement connue et saluée tant par le public que la critique. Très jeune déjà, elle prend des cours de théâtre et de chant dans la catégorie soprano léger. Véritable prodige en la matière, elle progresse très rapidement et réalise en une année le travail qu'un élève "ordinaire" abat en cinq ans d'études. Elle a alors 20 ans, quitte le conservatoire avec un premier prix et n'a qu'une idée en tête : être soliste. Nous sommes en 1985… Quatre ans plus tard, elle remporte le second prix du Concours des Voix nouvelles et intègre l'école de l'Opéra de Paris. Tout commence alors pour Natalie…

Diva moderne

Dès 1992, elle enchaîne les rôles à travers le monde. D'Olympia dans "Les contes d'Hoffmann" de Jacques Offenbach à "Alcina" de Haendel, en passant par la "Reine de la nuit", "Manon" ou encore "Lakmé", le public découvre une artiste atypique, une pureté vocale à faire frémir même les plus récalcitrants. Des héroïnes aux cheveux roses, tout de cuir vêtue, en bikini voire à demie nue... Natalie Dessay aime prendre des risques avec les personnages qu'elle interprète. Aussi, n'hésite-t-elle pas à élargir son répertoire pour se "rapprocher d'héroïnes plus tragiques". Le but est atteint en 2001 lorsqu'elle décroche le rôle de "Lucie de Lamermoor" de Donizetti. Travailleuse acharnée, elle enchaîne avec "La Somnambule" de Bellini.

Mais, un polype aux cordes vocales la contraint de s'arrêter. Une opération et neuf mois de rééducation plus tard, elle revient sur le devant de la scène et ne la quittera plus... Ophélie dans "Hamlet" en 2003, "Manon" en 2004, "Juliette" en 2005, "Pamina" et une "Lucia Di Lamermoor" incroyablement interprétée en 2006.

Fin 2006, l'excentrique soprano revient dans les bacs avec "Le Miracle d'une voix", un double album et un DVD où elle reprend ses plus grands rôles sur scène, des "Contes d'Hoffmann" d'Offenbach à "Candide" de Léonard Bernstein, de "La flûte enchantée" de Mozart à "Manon" de Massenet. Début 2007, Natalie Dessay est Marie, dans "La Fille du régiment", à Londres et à Vienne.

En janvier 2009, elle chante et joue à Vienne dans Pelléas et Mélisande, puis le 2 mars elle incarne Amina dans La sonnabula de Billini au Metropolitan Opera de New York. En 2011, elle joue Cléopâtre à l’Opéra Garnier. Jusqu’en 2012, elle chante et accepte plusieurs rôles d’opéra mais est parfois contrainte d’annuler des représentations car elle éprouve des difficultés vocales. En octobre 2013, elle annonce que le rôle de Manon de Massenet au Capitole de Toulouse sera sa dernière représentation en tant que chanteuse. En octobre 2013, elle sort un disque de reprises des chansons de Michel Legrand. En 2014, elle participe à l’enregistrement de l’album Rio Paris, en compagnie d’Héléna Noguerra, Liat Cohen, Agnès Jaoui et Erato. Elle a prêté sa voix au personnage de Gabi dans le dessin animé Rio 2 en 2014.


Le chat avec Natalie Dessay. Ses plus grands rôles.


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